Courrier International : suite

Le 30 octobre, j’écrivais sur ce blog un texte dans lequel j’exprimais ma saturation envers la couverture partiale que mène (depuis toujours) Courrier International sur le conflit basque. Je faisais également paraître ce texte sur Agoravox.com (Pourquoi je me désabonne de Courrier International), et il semble qu’il ne soit pas passé inaperçu. Mon désabonnement n’ayant pris effet que dernièrement, j’ai en effet pu constater avec satisfaction que, dans l’édito du numéro 1045 du 10 novembre, j’avais pour le moins attiré leur attention. Le président du directoire et directeur de la publication, Philippe Thureau-Dangin, y écrivait ceci :

“Certains lecteurs nous écrivent pour nous dire : vous êtes trop anti-ETA et vous prenez des journaux espagnols de droite pour traiter de cette question. Ou encore : vous êtes trop islamophiles (1 milliard d’habitants tout de même…) ou bien vous êtes ouvertement anti-Chavez – ou pro-Chavez (nous avons eu récemment les deux réactions !).”

Visiblement, mon texte sur Agoravox a été lu, de même que les 23 réactions qui avaient suivi. Cela a poussé Philippe Thureau-Dangin à tenter de se défendre des accusations que je portais (avec d’autres) :

“Mais, chers lecteurs, disons-le : nous ne prétendons pas suivre une ligne définie. Un jour nous sommes ici, un autre là. C’est dans la variété des points de vue que chacun – vous comme nous – apprend, doute, corrige parfois ses a priori et ses certitudes.”

C’est bien joli, mais le cas du conflit basque montre de façon exemplaire que Courrier International, sur certains sujets, fait preuve d’une couverture totalement partisane. Je peux confirmer qu’en plus de dix ans d’abonnement, je n’y ai trouvé que des articles exprimant le point de vue espagnoliste. C’est plutôt problématique quand on a pour objectif de chercher à corriger “ses a priori et ses certitudes”. Le fait est que Courrier International n’a jamais laissé s’exprimer dans ses colonnes le point de vue basque. On est dès lors bien loin de la “variété des points de vue” dont parle le directeur de publication de Courrier.

Je terminerai sur une citation d’une journaliste libanaise, s’adressant à de jeunes reporters yemenites, tirée de ce même numéro de Courrier :

“Je lui ai aussi rappelé qu’en tant que journaliste il devait chercher à être objectif, à rendre compte de la situation dans toute sa complexité et à comprendre l’autre côté pour parvenir à analyser les raisons qui ont provoqué le conflit.”

Courrier International a-t-il, en 10 ans de publications, favorisé la compréhension du conflit basque ? Non, et dix fois non. Vous êtes définitivement recalé monsieur Thureau-Dangin !
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