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Les 2 milliards du pacte d’avenir ? L’arnaque…

Ayrault

On saura gré au Telegramme d’avoir démasqué la supercherie du Pacte d’avenir pour la Bretagne. Les 2 milliards d’euros annoncés en grande pompe ne sont en fait que du flan. Ce sont soit des crédits déjà prévus et attribués, soit de l’argent prêté par la banque publique d’investissement, soit des subventions européennes somme toutes modiques puisque inférieures par exemple à ce que perçoit la Basse-Normandie. La conclusion d’Alain Le Bloas est  sans appel :

Il n’en reste pas moins que l’effort de l’État est réel, même s’il est (très) inférieur à ce qu’il semble vouloir faire croire. De-ci de-là apparaissent quelques coups de pouce, parfois annoncés comme « supplémentaires », au profit du logement, du soutien aux îles ou de l’enseignement supérieur. Mais tout cela se chiffre en dizaines de millions et on reste bien loin du milliard…

 

Il est intéressant de regarder qui étaient les acteurs politiques “bretons” consultés lors des réunions précédant l’élaboration du pacte. Point de bonnets rouges là-dedans, c’étaient en fait les petits copains socialistes du B16 qui ont devisé de l’avenir de la Bretagne. Il faut rappeler qu’on trouve dans cette instance les présidents du conseil régional et des conseils généraux, les maires des grandes villes et les présidents des grosses communautés de communes. La plupart sont donc socialistes, et on y trouve une belle brochette de jacobins (Pierre Maille, François Cuillandre, Claudy Lebreton, Daniel Delaveau…) attachée à ce que la Bretagne reste une entité administrative commandée depuis Paris et administrée sur place. On ne devait évidemment rien attendre de leur part. L’absence de volet politique dans le pacte d’avenir en est la confirmation éclatante. Ces individus sont prêts à tout pour maintenir le statu-quo politique.

 

En tout cas, la discipline de parti fonctionne à merveille, et ces pontes du partis socialiste en Bretagne ont maintenant enfourché leur cheval de bataille pour défendre le pacte d’avenir. En espérant se payer notre tête. Le retour du bâton risque de leur être douloureux.