Monthly Archives: Ebrel 2011

Kregiñ a ra ar chas en Naoned

Ar gazetenn Presse-Océan ‘deus graet ur c’holo nevez ‘zo diwar-benn ar stourm breton ‘ba al Liger-Atlantel. Onest eo ar pezh zo bet skrivet ‘ba Presse-Océan, n’eus ket kazi mann ebet da rebechiñ dezhe (evit ur wezh…). Kaeroc’h c’hoazh (ma c’haller lâret se !), kontet ‘vez dimp tro fall ur paour-kaezh den yaouank ha oa klasket jeu dioutañ gant paotred Mari-Robin peogwir oa ar pegsun amañ a-us war plakennoù e oto… Ar bagad 44=Breizh ‘neus embannet pajennoù ar journal-se war e lec’hienn, gant ur gemennadenn da heul. Sell amañ petra oa arruet gant ar paotr yaouank :

Il en est encore sous le choc à la seule évocation de sa mésaventure. Alors qu’il attendait dans les bouchons, dans une rue rezéenne, au volant de sa voiture en compagnie de sa femme et de sa fille, ce jeune cuisinier a été contrôlé, toutes sirènes hurlantes et gyrophare allumé, par une patrouille de gendarmerie. “Je me suis garé pour les laisser passer. Là, ils se sont garés derrière moi. Ils m’ont demandé mes papiers et m’ont intimé l’ordre de sortir du véhicule.” Là, les hommes de loi l’interrogent sur ses plaques d’immatriculation arborant des autocollants Bretagne-Breizh-44 en lieu et place du logo des Pays de la Loire. […] Après l’avoir menacé d’une amende de 68€, les gendarmes l’ont contraint à retirer les autocollants.

Biskoazh kement-all ! Ar c’hozh loened brein-se ‘deus ket a vezh… Brudañ traoù sort-se ‘vez d’ober, kuit da leskel ar chas-se da harzhal ha kregiñ evel a gredont ober aze.

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Berlin-Vichy-Bretagne

Ces jours derniers a été diffusé sur France 3  un documentaire historique, “Berlin-Vichy-Bretagne”, traitant de la collaboration d’une partie du mouvement breton pendant la deuxième guerre mondiale. Je n’ai pas eu le temps de le voir, et me contenterai du compte-rendu qu’en fait Fañch Broudig sur son blog. Le résultat semble en tout cas très convenable et sérieux, en témoigne le fait que les historiens soient mis largement à contribution.

 

Le documentaire commence par évoquer les “connexions qui s’établissent dès le milieu des années 30 entre militants bretons voulant faire la nique à la France d’une part et celtisants allemands au service du Reich d’autre part” ( Broudig). La période de l’occupation est ensuite abordée pour mettre en exergue l’enjeu stratégique que représentait la Bretagne, et particulièrement le mouvement dit “autonomiste”. L’occupant nazi, dans le but de maintenir la pression sur le pouvoir vichyste, instrumentalise les Bretons et leur octroie diverses mesures, “comme la création d’émissions en langue bretonne (sans que soit cependant signalé que la station de Rennes-Bretagne n’est qu’un décrochage de Radio-Paris) ou la création de l’Institut Celtique (qui, sous la présidence de Roparz Hemon, a tout d’un gouvernement en gestation)” (Broudig).

 

La France vichyste est contrainte à la surenchère, et “se lance dans une politique régionaliste qui n’est quand même pas aussi hardie que l’affirme le film, mais qui lui permet de reprendre la main avec la création d’une région Bretagne à 4 départements (qui ne suscite d’ailleurs pas de réactions particulières de la part du mouvement breton de l’époque) et celle du Comité Consultatif de Bretagne (dont on ne dit pas que l’idée en a été soufflée au Préfet Quénette par Yann Fouéré)”. La majeure partie de l’Emzao, lui, se compromet avec l’occupant, Broudig constatant que le film accrédite l’idée que “le mouvement politique et le mouvement linguistique aussi ont été très largement collaborationnistes”. Voilà pour le documentaire.

 

Quelques réflexions :

– Cette idée de mouvement breton largement collaborationniste ne présente rien de bien étonnant, étant entendu que l’on doit considérer le poids prépondérant du PNB (Parti National Breton, favorable à l’occupant) pendant la guerre, et la quasi dissolution des organisations plus modérées, leurs militants rejoignant pour partie la résistance (cf Jean-Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne, l’hermine et la croix gammée). Sur le plan linguistique, le courant emmené par Roparz Hemon est lui aussi très dynamique et profite de l’inactivité des militants et d’organisations de gauche comme Ar Falz. L’Emzao structuré se résume alors au PNB et au courant littéraire Gwalarn, tous deux majoritairement favorables à l’occupant.

 

– On ne condamnera jamais assez les errements injustifiables de ce mouvement breton organisé. Cette collaboration a eu un retentissement considérable dans les années d’après-guerre, et a durablement éclaboussé toute revendication bretonne, qu’elle soit d’ordre politique, linguistique ou culturel. L’indignation publique face à cette compromission désastreuse avec les nazis a été légitime, mais on se doute bien que les autorités françaises l’ont savamment exploitée pour tenter de jeter une opprobre définitive sur tous ceux qui, à l’avenir, défendraient la Bretagne, a un niveau ou à autre.

 

– Cette collaboration fut in fine du pain béni pour la République qui, tout en minimisant sa propre compromission, voyait ainsi neutralisée toute idée de séparatisme pour des décennies. La grille de lecture jacobine offrait une analyse imparable de la situation : le régionalisme, avec ses variantes autonomiste et séparatiste, est d’essence réactionnaire, en témoigne son adhésion franche à l’idéologie nazie, et représente en conséquence une menace pour la République, incarnation du Progrès humain. D’ailleurs, il est piquant de constater qu’en 2011, l’analyse est restée la même, l’Europe ultra-libérale a juste pris la place de Hitler dans l’instrumentalisation du fait régional et la fragilisation des Etats-nations, garants du progrès social (cf la phraséologie du courant jacobin de gauche : PS, PCF, Mélanchon, Chevènement, POI, Libre-pensée, etc). Cette permanence idéologique n’a rien de bien étonnant en fait étant donné qu’on a là des gens qui vouent un culte à une idéologie fossilisée depuis 200 ans.

 

 – Cette lecture républicaine de la collaboration bretonne a cela de commode qu’elle offre une explication toute naturelle à l’égarement du nationalisme breton : l’Emzao, par sa nature réactionnaire, ne pouvait que collaborer avec l’occupant nazi. Cela permet d’éluder toutes sortes de questions, et ainsi d’éviter une réelle compréhension des motifs qui, dans leur complexité, ont poussé une majorité de militants vers la collaboration. L’Etat français se voit dédouané de toute responsabilité, alors qu’au contraire, la collaboration importante des nationalistes bretons de l’époque ne peut se comprendre sans le contexte de négation dans lequel la France maintient la Bretagne. C’est la conclusion à laquelle arrivait également l’historien Michel Denis (Bretagne et identités régionales pendant la seconde guerre mondiale, p166) :

 

Pour ma part je souhaiterais toutefois que, pour avancer dans une réflexion utile au XXIe siècle, on transforme désormais la question habituelle – qu’est-ce que l’Emsav des années 1930-40 a vraiment fait de mal ? – en une autre plus vaste, la seule qui vaille : pourquoi et comment une incompréhension si profonde s’est-elle développée entre une minorité militante et la majorité de la population ? Cela implique qu’on cesse d’isoler le mouvement breton de son contraire, la montée rapide et éventuellement choquante de la francisation, qu’on le mette en relation avec la déstructuration brutale de la société traditionnelle, qu’on prenne aussi en compte ce qu’étaient alors les limites de la conscience démocratique en Bretagne et les faiblesses du débat public.

 

 



Gwadloup : La France généreuse dans toute sa splendeur

Evit derc’hel gant ar Gwadloup ha kolonioù all Bro-C’hall e lakean amañ-dindan un destenn ‘ma bet skrivet diwarne daou vloaz ‘zo evit Klask Ha Distruj 2.

Pour continuer sur la même thématique je publie ci-dessous un texte que j’avais écrit pour Klask Ha Distruj 2 il y a deux ans à propos de la Guadeloupe et des autres colonies françaises, actuellement dénommées “territoires d’Outre-mer”.


 

Crise en Guadeloupe :

La France généreuse dans toute sa splendeur

 

 

En ce début d’année 2009, c’est chaud-chaud dans les Antilles françaises ! La Guyane avait initié un bref mais intense mouvement de protestation contre la cherté des carburants en fin d’année dernière. La Guadeloupe, suivie de près par la Martinique, l’a imité et lancé une grève générale qui a bloqué l’île pendant un mois et demi. Dans l’océan Indien, La Réunion semble connaître à son tour les soubresauts des préparatifs à la grève générale… Mais que se passe-t-il donc dans les petits paradis tropicaux de la Patrie-des-Droits-de-l’Homme ?

 

L’exemple de la Guadeloupe est instructif à plus d’un titre sur le mal-être des « populations françaises de l’Outre-mer », mal-être qu’il serait bien réducteur de n’attribuer qu’à la seule question du pouvoir d’achat.

La fronde y est menée par le désormais fameux LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon, « Union contre l’exploitation outrancière » en créole), dont les revendications sont d’ordre économique et portent principalement sur une revalorisation de 200€ des bas salaires et une baisse du prix des produits de première nécessité. Ce collectif comporte 49 organisations syndicales et associatives, et a connu dès le début du mouvement une formidable assise populaire. En témoigne le succès des manifestations (65 000 personnes à Pointe-à-Pitre le vendredi 30 janvier, pour une population totale de 400 000 habitants) et l’ampleur du blocage de l’île. En témoigne également la panique des autorités locales, préfet en tête, et les tergiversations du gouvernement français sur les réponses à donner à la crise.

Au-delà de la cherté invraisemblable de la vie (4€50 la brosse à dent, contre 1€ en métropole…), c’est plus globalement l’exploitation post-coloniale de la Guadeloupe qui est ciblée par la révolte. La situation socio-économique de l’île joue pour beaucoup dans le mécontentement : en grande partie sinistrée (22,7% de chomeurs et un taux de pauvreté très important), l’économie est contrôlée par une dizaine de familles békés, des créoles blancs descendants d’esclavagistes. Les  deux secteurs à porter la Guadeloupe sont le commerce (avec la métropole) et le tourisme. Quant aux structures sociales héritées du colonialisme, elles n’ont jamais été fondamentalement remises en cause.

Cette situation est d’autant plus inacceptable pour les Guadeloupéens que leur histoire se résume à plusieurs siècles de souffrances sous le joug colonial français. Entre l’arrivée des premiers colons en 1635 et l’abolition de l’esclavage en 1848 (grâce à Schoelcher), plusieurs millions d’individus, d’Afrique pour la plupart, seront victimes de la traite négrière puis de l’esclavage dans les plantations de canne à sucre. Celles-ci feront la richesse des Antilles, et représenteront de conséquents bénéfices pour la France qui s’était arrogé le monopole du commerce avec ses colonies, contribuant ainsi à les installer dans une dépendance vis-à-vis de la métropole dont elles ne sont jamais réellement sorties.

Quand la 2e République abolit l’esclavage en 1848, elle maintient les fondations de la société coloniale pour éviter que les Antilles ne deviennent autosuffisantes (monoculture sucrière, monopole de la métropole sur les relations commerciales), les anciens esclaves étant simplement remplacés par de nouveaux, des « contractuels » venus d’Inde ou d’Afrique. L’affranchissement conquis se révèle bien illusoire dans un contexte de progression du sous-développement (les taux de participation aux élections s’effondrent de 70% à 11% entre 1848 et 1871 ; le taux de scolarisation des enfants de 6 à 10 ans est de 14% à la fin du XIXe siècle).

Après le culte de Schoelcher et en même temps que le refoulement du passé colonial et esclavagiste, après les vibrants appels à la réconciliation et à l’amour de la République, la départementalisation de 1946 apparaît comme l’acte de générosité suprême d’une France émancipatrice prête à transformer les descendants d’esclaves en citoyens français. Sauf que la situation socio-économique est toujours aussi dramatique. Les événements tragiques s’enchaînent alors, faisant écho à l’insurrection réprimée de 1802 contre le rétablissement de l’esclavagisme par Napoléon : 1952, répression par les CRS d’une grève dans le secteur sucrier, 4 morts et 14 blessés ; 1967, intervention de la police lors d’émeutes après une grève dans le bâtiment, officiellement 7 morts (la vérité tournerait autour de 87) ; 1971, violentes échauffourées après trois mois de grève générale. Ceci fit dire la même année à un Aimé Césaire désabusé que « le nouveau système est devenu encore plus colonialiste que l’ancien ».

Les blessures de l’histoire sont évidemment encore bien présentes. Que le LKP brandisse régulièrement les dates des massacres de 1802 et 1967 en témoigne. La dimension politique du mouvement guadeloupéen actuel, bien que sous-jacente, est donc indéniable. C’est le slogan même du mouvement qui exprime cette volonté de se réapproprier son avenir avec, ou sans cet Etat paternaliste, et de renverser cette société inégalitaire que la France a complaisamment laissé perdurer : « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo ». L’indépendantisme, sans être affiché, n’est jamais très loin. Pas forcément étonnant quand on sait que l’UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe), qui est à l’initiative du collectif LKP, est un syndicat indépendantiste (majoritaire lors des dernières prud’hommales avec 52% des voix).

A cette dimension politique vient s’ajouter une nette dimension culturelle. La langue créole est omniprésente, que ce soit dans les concerts de soutien (les musiciens guadeloupéens sont très engagés dans la grève), dans les manifestations, dans les meetings… jusqu’aux prises de parole et interviews des dirigeants du LKP. La langue de la puissance coloniale, comme dans les luttes de décolonisation, est volontairement abandonnée au profit de la langue du peuple. Cette mise en valeur de la culture, de la langue créole, de l’identité guadeloupéenne, répond logiquement à cette volonté populaire d’affirmer et de revendiquer une dignité en tant qu’Antillais et Guadeloupéens.

On voit bien par conséquent que le mouvement mené par le LKP dépasse largement la seule question du pouvoir d’achat et de la vie chère. C’est un cri de rage, aux accents parfois haineux, qu’adresse le peuple guadeloupéen à cette société postcoloniale injuste et sclérosée, dirigée par une caste de blancs qui détient le pouvoir politique et économique avec l’approbation de l’Etat.

Les tensions qui traversent la société guadeloupéenne ne lui sont pas particulières. Les autres départements d’Outre-mer (Guyane, Martinique, Réunion), ces confettis d’empire, connaissent peu ou prou la même situation postcoloniale inique. La contagion du mouvement de grève générale était donc parfaitement prévisible dans ces territoires à l’économie sinistrée, aux taux de chômage galopants et au coût de la vie sidérant. L’Etat paternaliste, qui n’hésite pas à l’occasion à se faire répressif (cf la répression violente, et constante, que subit le mouvement kanak en Nouvelle-Calédonie depuis 30 ans), est incapable de prendre la mesure du mal-être dans cette France d’Outre-mer qui ne représente pour lui qu’industrie touristique (c’est bien pratique pour les métropolitains de pouvoir partir en vacances sous les Tropiques tout en restant sur le sol français), gisement de réserves naturelles (qu’on pense aux riches mines de nickel de la Nouvelle-Calédonie), base de lancement de fusées (Kourou en Guyane), extension de son espace maritime et terrain d’essai pour les bombes nucléaires made in France (Mururoa, comme avant le Sahara à la grande époque où l’Algérie était divisée en départements).

Un petit retour sur quelques « bienfaits » de la colonisation (que jules Ferry appela la « mission civilisatrice de la France»), largement oubliés par l’historiographie officielle, permet de véritablement se rendre compte de la grandeur des idéaux de la Patrie-des-Droits-de-l’Homme (on rappellera qu’on a failli avoir droit à un article clamant « le rôle positif de la présence française outre-mer » dans la promulgation d’une loi mémorielle en 2005). Ainsi du 8 mai 1945 (jour qui marque la fin de la deuxième guerre mondiale !) au 20 mai, l’armée française réprime dans le sang une insurrection à Sétif en Algérie et fait plusieurs milliers de morts. Deux ans plus tard à Madagascar, en 1947, l’armée se déchaîne une nouvelle fois face à un soulèment nationaliste malgache : le bilan est là également de plusieurs millers de victimes. Pour clore la liste de ces massacres oubliés, faits au nom de la grandeur de la France et de son indivisibilité, on peut mentionner la brutale répression de l’insurrection nationaliste au Cameroun en 1955. Ceci sans même compter les guerres de décolonisation en Indochine et en Algérie.

 

Ce glorieux bilan montre bien comment l’Etat français s’asseoit sur les Droits de l’Homme dès que ses intérêts sont en jeux. Plus globalement, il témoigne avec éclat du mépris historique que cette France, incarnant la civilisation, et aussi généreuse qu’elle puisse paraître, a nourri envers les populations indigènes colonisées. La Guadeloupe et les autres DOM à sa suite, dans leurs soulèvements respectifs à l’autorité de l’Etat, nous indiquent aujourd’hui la marche à suivre pour traiter avec lui : la grève générale et la lutte collective d’émancipation.

 

sources :

– dossier « Les massacres oubliés de la colonisation », L’histoire, mars 2007

– article « France-Antilles : quatre siècles d’incompréhension », Le Monde, vendredi 20 février 2009


Gwadloup : ar Republik a sko kreñv

Ne glevamp ket komz ken deus ar Gwadloup abaoe ar stourm kalet oa bet daou vloaz ‘zo. Souezhet ‘vefomp ? Ac’hanta, ar mediaoù amañ ‘ba ar “C’hwec’hkorn” zo tremenet pell ‘zo da draoù all. Re bell eo an enezennoù-se deus Pariz koura ! Ha koulskoude zo traoù da c’hoût diwar-benn ar pezh a dremen eno.

Evel-just n’eus ket bec’h ken evel e oa bet. Met derc’hel a ra an dud da stourmañ du-hont da vên n’eo ket deut war-draoù ar prizioù, daoust ma oa bet prometet. Neblec’h ne vez doujet ivez deus an emglevioù “Bino”, ar re-se evit kreskiñ ar goproù. Ken kreñv all eo chomet ar “pwofitasyon” a-benn-fin-kont. E-keit-se ar Stad na ra ket ‘met kaletaat e “urzh republikan”. Ha skeiñ a ra kreñv bremañ war ar reoù ‘deva savet o mouezhioù ha esaet didorosañ an urzh sokial brein a ren ar vro.

E-giz-se ‘vez kaset dirak ar justis, ha kondaonet, degadoù a stourmerien  UGTG (unvaniezh al labourerien gwadloupean, independantisted), a oa penn jeu an LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon). Betek alvokaded an UGTG ‘vez klasket jeu dezhe. N’eo ket brav mont a-benn d’ar Republik, ha rediet int da baeañ ker evit o stourm. Sed amañ ur gemenadenn skrivet gant Elie Domota, pennsekretaer an UGTG, da c’helver d’ar solidarite etrevroadel.

La France n’aime pas que l’on trouble son ordre républicain. Les militants guadeloupéens de l’UGTG sont en train de l’apprendre à leurs dépens, eux qui continuent de se battre pour secouer l’ordre social inique qui règne en Guadeloupe et dans les autres colonies françaises. Voici leur appel à la solidarité